10.09.2008

Succès du CMRDS

La Fédération des élus monarchistes félicite l'équipe organisatrice du CMRDS pour le succès de sa 56e édition. La formation pratique à permis aux jeunes élus et collaborateurs politiques royalistes présents à Lignières de dialoguer avec Mme Carrez, ancien maire de Montry (Seine-et-Marne), le sociologue Michel Michel, J. Broquet (spécialiste des questions de décentralisation) et notre ami C. Lenormand (sur les questions environnementales). Ils ont pu également échanger avec Paul-Marie Coûteaux, député français au Parlement européen et Bertrand Renouvin, ancien membre du Conseil économique et social et profiter de leur expérience d'hommes politiques.

Une expérience à recommencer.

18.08.2008

CMRDS

La Fédération des élus monarchistes s'associe au Camp Maxime Real del Sarte, principale université d'été royaliste française pour proposer aux jeunes élus ou futurs élus monarchistes une formation adéquate à l'occasion du 56e CMRDS qui se déroulera du 22 au 31 août au Château de Lignières (Cher). Interviendront notamment au cours de cette session le professeur Michel Michel, J. Broquet et des attachés parlementaires royalistes.

http://www.cmrds.new.fr/

17.04.2008

Présentation de la FEM

« Le royalisme aujourd’hui, c’est surtout apprécier la France et les Français »

Conseiller municipal chargé du patrimoine, des relations commerciales et du développement durable de Salers (Cantal), Cédric Tartaud-Gineste est l'auteur d'un mémoire universitaire sur les protestants royalistes. S'il a collaboré à plusieurs cabinets ministériels, il est surtout porte-parole  d'une nouvelle structure transpartisane : la Fédération des élus monarchistes. Elle regroupe notamment un certain nombre de sympathisants ou militants royalistes élus dernièrement sur des listes d'union.

 

Qu'est ce qui vous passionne avant tout dans votre engagement municipal ?

 

J’ai envie de vous répondre comme le feraient Dominique de Villepin ou Michèle Alliot-Marie : la France et les Français sont mes passions principales. Ma responsabilité d’élu local est toute récente, j’ai déjà du comprendre lors du conseil d’installation que je devrais m’inscrire dans une logique d’opposition ou de marginalité parce que « je n’étais pas sur leur liste », je déplore juste que l’on ne sache pas optimiser les compétences dans cette affaire.

 Ce qui me passionne a trouvé sa réponse depuis de nombreuses années dans le militantisme d’abord, dans un parcours universitaire construit et pétri de relations socioculturelles diversifiées, dans un éveil aux choses du monde, bref un cosmopolitisme comme le vantait Montesquieu et qui fait gravement défaut dans notre société.

Salers, pour ne parler que d’elle ; ma famille paternelle en est originaire. On retrouve des Gineste dès la fin du 16ème siècle disséminé comme hobereaux ou propriétaires terriens. Mon père est monté à Paris pour travailler dans la restauration comme tous les enfants d’Auvergne, c’est la fameuse histoire des « Bougnats » et croyez bien que je suis fier d’être le fils de l’un d’entre eux. Mon Grand-père Camille était agriculteur et il a contribué, à son niveau, à faire de la race bovine Salers, l’une des plus prisées du monde. Ce climat familial et communautaire a naturellement entretenu une affection pour la terre des ancêtres.

 Mes années d’engagement dans l’action dans la cité, que ce soit socialement ou politiquement m’ont fait prendre cette décision d’être un auvergnat de Paris qui met au service de son territoire rural, les réseaux et contacts que l’on glane dans la capitale.

 

Salers "grand nom, petite commune". Quel projet nourrissez-vous pour votre village.

 

J’ai fait une campagne dans la droiture et la sincérité envers les Sagranières et les Sagraniers. Le programme que j’ai présenté à l’occasion de réunions publiques qui ont fidélisé plus de 70 personnes (pour 321 électeurs) est complet et, ne nous en cachons pas, projette la ville de Salers vers l’horizon 2025.

 Salers, comme vous le dites, est un grand nom, nous avons un patrimoine culturel mais également gastronomique sans commune mesure ; j’ai voyagé dans quelques grandes villes du monde, que ce soit à Bruxelles, au Caire, à Shanghai ou à Pékin, j’ai toujours trouvé quelqu’un qui connaissait Salers !

 Aujourd’hui « Salers au bois dormant » doit se réveiller et pour cela, mobiliser les énergies et les bonnes volontés. Les commerçants avant tout qui sont et font la richesse de la commune mais aussi la Communauté de Communes qui est un nouvel appareil territorial afin que le contenu patrimonial et culturel soit le reposoir des actions commerciales à mener et pas le contraire.

 Je nourris un projet simple, c’est de redonner à Salers ses lettres de noblesse : Inverser la courbe démographique en amenant des investisseurs privés sur des concessions communales ; trouver toutes les solutions nécessaire pour maintenir notre école et au besoin recourir au partenariat public-privé pour qu’un internat laïc s’y installe, à la mairie de faire la promotion du cadre de vie. Je nourris aussi l’ambition, de refaire parler de Salers dans les milieux parisiens, ne nous faisons pas d’illusions concernant la communication institutionnelle, nous sommes une cité touristique qui attire massivement des classes moyennes et pour leur donner envie de venir, il nous faut des tarifs attractifs, des activités et une programmation culturelle structurée, ce qui forcément demande des investissements et donc un appel au monde extérieur.

 

Les élus monarchistes sortent du bois. En a-t-on terminé d'un certain "royalisme honteux" qui rendait beaucoup de nos amis élus par trop silencieux ?

 

Je trouve cette approche triviale. De quel royalisme honteux parlons-nous ? C’est une idée défendue par une poignée de nos concitoyens. L’énorme défaut du royalisme est de n’avoir aucune ligne de conduite fédératrice. J’ai rencontré des gens par dizaines et par centaines même, de tous milieux et de tous horizons, qui sont sensibles à l’idée d’un principe monarchique. Cela ne les choque pas que nous défendions une organisation qui sanctionne le sommet de l’Etat par un principe héréditaire que beaucoup trouvent davantage vertueux qu’une surenchère électorale entre candidats avides de pouvoir. Je me rappelle, en 2002, lorsque Lionel Jospin avait osé parler d’un objectif s’il était élu « 0 SDF pour 2007 », peut-être y est-il parvenu sur l’île de Ré mais en attendant, je ne l’ai pas vu pendant 5 ans, gratuitement, se démener pour aider les plus démunis…

Vous savez, le problème n’est pas tant d’être monarchiste ou non, en soit je défends cette idée mais de manière généreuse et même pas en opposition avec le message républicain et démocratique ; au contraire ! Quelle Nation puissante, fière et ambitieuse pour l’Europe qui se construit, nous pourrions avoir si nous parvenions à opérer la synthèse entre ces trois régimes et enfin répondre aux attentes et aux besoins de nos concitoyens !

Notre jeunesse est le signe de notre engagement, nous devons affirmer nos idées dans le champ de la politique actuelle et nous devons effectivement opérer un message radical des caciques surannés qui ne fonctionne qu’avec un vote extrémiste, nihiliste et qui ne fait ni honneur à la France et encore moins à l’idée généreuse d’un monarchisme d’avenir.

 Nous avons déjà quelques têtes qui émergent ces dernières années, dans le monde politique, dans le monde médiatique, au service des Princes. L’existence de ce réseau transversal est une bonne chose et légitime totalement qu’aujourd’hui, élus et collaborateurs d’élus monarchistes se rassemblent. C’est dans l’exercice concret de l’action publique que nous enrichirons et corrigerons notre monarchisme pour  faire qu’il soit adapté à la société française du 21ème siècle.

 

Existe-t-il une vision "royaliste" de la ruralité pour que nombre de vos adhérents soit des élus issus de petits communes ?

 

Si j'ai accepté de m'investir dans une initiative fédérant les élus revendiquant un héritage monarchiste, c'est avant tout parce que je suis issu d’une génération qui tranche avec celle qui a connu des relations politiques musclées et mouvementées. Comme je l’ai expliqué tout à l’heure, nous ne sommes pas les héritiers du 6 février 1934, ni de la réaction à mai 1968, pas plus que nous sommes une antichambre de formations politiques extrêmes qui sont en rupture avec les valeurs de générosité et de partage qui sont les valeurs éternelles de la France et qui doivent devenir à nouveau celle du monarchisme.

 

 Il n’existe pas de vision « royaliste » de la ruralité au sens idéologique. Il existe avant tout un fort attachement à des terres et des traditions. Vous savez, être un élu jeune d’un territoire rural est davantage glorieux que d’être élu sur une liste à grand renfort d’investitures de partis. Dans ces cas, on vote la personne. Vous ne pouvez pas mentir à une élection locale rurale, quelle que soit l’idéologie à laquelle vous vous rattachez.

 

 Le royalisme aujourd’hui, c’est surtout apprécier la France et les Français en priorisant les décisions à prendre par l’aménagement du territoire. Nous avons suffisamment souffert des grands oukases parisiens (qu’ils soient républicains ou monarchiques d’ailleurs) pour arrêter les frais, c’est d’ailleurs peut-être un signe que nos élus émergent avant tout des petites communes.

 Vous savez, j’ai appelé ma campagne « Salers au cœur », ce n’était pas anodin, j’ai vraiment ce territoire dans mon affection ; je suis persuadé que la force d’une nouvelle génération de monarchistes, nourris à la sève d’Immédiatement et aux colonnes du Figaro littéraire saura relever ce défi magnifique, celui d’avoir la France au cœur !

 

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